4 août 2016
Daniel PINK – L’homme aux deux cerveaux

L’Homme aux deux cerveaux

Apprendre à penser autrement dans un monde nouveau

Connaissez-vous Daniel PINK ? Peut-être avez-vous regarder avec intérêt sa remarquable présentation sur TedX « La surprenante science de la motivation ».  Il a été aussi Conseiller du Vice-président Al Gore de 1995 à 1997 et est aujourd’hui consultant et journaliste spécialisé dans l’analyse des transformations de l’économie mondiale, des nouvelles technologies et tendances sociales.
Daniel Pink nous fait part d’une évolution aujourd’hui à peine perceptible, et qui va révolutionner notre monde du travail. Nous sommes arrivé à un tournant majeur de notre histoire… un séisme d’une grande magnitude encore non identifié ébranle déjà une grande partie de l’Occident. Et pour nous adapter nous allons être amené à apprendre à penser radicalement différemement. Mais de quoi parle-t-on ?
Nous sommes selon Daniel Pink dans une période de transition entre « l’âge de l’information », qui a vu la valorisation des qualités analytiques attribuées au cerveau gauche, et « l’ère conceptuelle », qui verra prospérer les créatifs, ceux qui possèdent naturellement ou cultivent les qualités artistiques et empathiques propres au cerveau droit.

La thèse de Daniel Pink est la suivante :

« Pendant presque un siècle, la société occidentale a été dominée par une forme de pensée et une approche à la fois réductrices, étroites et profondément analytiques. C’était l’ère du « travailleur du savoir », du manipulateur d’information cultivé, de l’expert en tout genre. La révolution est en marche. Grâce à un déploiement de forces – abondance matérielle qui accroît nos envies matérielles, globalisation qui expédie les emplois de bureau aux quatres coins du monde, technologies de pointe qui éliminent certains travaux – nous entrons dans une nouvelle ére. Elle sera animée par une forme de pensée différente, une nouvelle approche de la vie qui récompensera des capacités que je nommerai high concept et high touch« .

Que se cache derrière le concept de High concept et High touch ?

« High touch implique la capacité à détecter des shémas et un potentiel, à créer une beauté émotionnelle et artistique, à fabriquer un récit satisfaisant et à combiner des idées apparemment distinctes pour en faire du nouveau.
High concept implique la capacité à ressentir de l’empathie pour les autres, à comprendre les subtilités des échanges humains, à trouver de la joie au plus profond de soi, à aider les autres à puiser cette joie en eux, à dépasser le quotidien et à se lancer à la poursuite d’un but et d’un sens. »

Quelles sont les clés pour se frayer un chemin dans ce nouveau paradigme ?

Et pour incarner ce changement qui se profile à vitesse grand V, Daniel Pink nous préconise d’aller voir se qui se passe à l’intérieur de notre tête ! C’est là que tout se joue à l’intérieur de nos deux hémisphères. Autant les distinctions faites entre ces 2 hémisphère sont souvent l’objet de caricature – Le gauche est séquentiel, logique et analytique ; le droit est non linéaire, intuitif et holistique – et pourtant ces différences ont été bien établies.
D’après Daniel Pink « actuellement, les compétences déterminantes de l’ère qui s’achève (les capacités du cerveau gauche ayant alimenté l’ère de l’information) sont insuffisantes, bien qu’elles demeurent nécessaires. Et les capacités autrefois dédaignées et qualifiées de frivoles (les qualités inhérentes au cerveau droit telles que l’inventivité, l’empathie, la joie, et le sens) vont être de plus en plus déterminantes pour départager qui prospère et s’enrichit.  »
Ainsi nous allons avoir besoin de dévellopper un esprit radicalement nouveau pour nous adapter à ce monde en marche et surtout apprendre à le maitriser. L’auteur nous invite à travers la lecture de son livre à découvrir les différences fondamentales entre nos hémisphères droit et gauche et explique pourquoi la structure de notre cerveau est une métaphore des contours de notre époque. Puis il analyse pourquoi les les trois grandes forces économiques et sociales du monde aujourd’hui – abondance, Asie et automatisation – nous poussent vers l’ère conceptuelle. Ensuite il illustre à travers les concepts de High concept et High touch pourquoi ceux qui matrisent ces capacités donneront le tempo de la vie moderne. Enfin, l’auteur nous révèle quels sont les six sens High touch que nous allons avoir besoin de développer pour nous frayer un chemin dans ce paysage qui émerge : design, histoire, symphonie, empathie, jeu et sens. Car à l’ère de l’abondance, la maitrise de ces qualités seront la meilleure manière de se démarquer sur un marché bondé.


Cette nouvelle façon de penser dont parle l’auteur fait référence au fait d’envisager les deux hémisphères du cerveau comme travaillant de concert, créant ainsi une symphonie harmonieuse. Les deux côtés du cerveau oeuvrent ensemble, tout en ayant des spécialités différentes. L’hémisphère gauche se charge de la logique, des séquences, de la littéralité et de l’analyse. Le droit s’occupe de la synthèse, des expressions émotionnelles, du contexte et du tableau dans son ensemble.

Daniel Pink nous offre une métaphore très parlante :
« Autrefois la pensée G (gauche) était le chauffeur et la pensée D (droite) le passager. Aujour’hui la pensée D (droite) prend le volant, appuie sur l’accélérateur et décide de la destination et de l’itinéraire ».

« Les capacités de la pensée G demeurent nécessaires, mais elles ne suffisent plus. Oui, les attributs de la pensée D si souvent dédaignés et congédiés – l’art, l’empathie, la capacité à avoir une vue d’ensemble, la poursuite du trancendant – joueront un rôle de plus en plus essentiel pour décider de la place de chacun ».

Concrètement de quoi parle-t-on ?

« A la manière des employés d’usine qui ont dû apprendre à maîtriser de nouvelles compétences et tordre les pixels au lieu de l’acier, nombre des travaileurs du savoir actuels seront bientôt oblligés de développer de nouvelles aptitudes. Ils devront faire ce que les travailleurs dans certains pays seront encore incapables de faire aussi bien et pour moins d’argent. Ils devront utiliser les capacités de leur cerveau droit afin d’établir des relations plutôt que d’éxécuter des transactions, s’attaquer à de nouveaux challenges au lieu de résoudre des problèmes routiniers, synthétiser les problèmes globaux plutôt qu’analyser un seul composant. »
« Trois forces font pencher la balance en faveur de la pensée D :
L’abondance a satisfait et même plus que satisfait les besoisn matériels de millions d’individus. Elle a renforcé la signification de la beauté et accéléré la recherche de sens. L’Asie effectue actuellement à des coûts vraiment très compétitifs de très nombreux travaux routiniers destinés aux cols blancs adeptes de la pensée G. Par conséquent elle oblige les travailleurs du savoir du monde avancé à maîtriser des compétences qui ne peuvent pas être expédiés à l’autre bout de la planète. Pour finir, l’automatisation concerne désormais les cols blancs de la génération précédente. Elle requiert des compétences dans les domaines où les ordinateurs ne feront ni mieux, ni plus vite, ni à moindre coût.

En résumé :
« Nous sommes passés d’une société de paysans à une société d’ouvriers d’usine puis de travailleurs du savoir. Et, aujourd’hui, nous évoluons encore, vers une société de concepteurs et d’empathiques, de spécialistes de la reconnaissance des formes et de créateurs de sens.
Afin de survivre dans cette ère, les individus et les entreprises doivent se pencher sur leur activité professionnelle et se poser trois questions :

  • Est-ce qu’une personne à l’étranger effectuerait mon travail à moindre coût ?
  • Est-ce qu’un ordinateur irait plus vite ?
  • Le travail que je fournis correspond-il à cette ère d’abondance ? »

Si vous répondez oui à la question 1 ou 2, ou si vous répondez non à la question 3, vous courez au-devant d’ennuis.
Bien heureusement Daniel Pink ne nous laisse pas sans recours pour nous sortir de cette impasse. Il nous informe comment développer les six aptitudes, appelés les « six sens » que nous devons aujourd’hui comprendre et maîtriser pour tirer notre épingle du jeu : design, histoire, symphonie, empathie, jeu, et sens.

Quelles sont ces 6 aptitudes essentielles, appellées les « six sens » ?

  1. « Pas  simplement une fonction, mais aussi un DESIGN. Aujourd’hui, il est crucial d’un point de vue économique et personnellement gratifiant que les produits, services, évènements ou modes créés soient non seulement fonctionnels mais aussi beaux, surprenants ou touchants.
  2. Pas seulement un raisonnement, mais aussi une HISTOIRE. Dans un monde rempli d’informations et de données, il n’est pas évident d’organiser avec efficacité son raisonnement. Il se trouvera toujours quelqu’un quelque part pour trouver un argument réfutant votre point de vue. C’est pourquoi l’essence de la persuasion, de la communication et de la compréhension de soi tient dans votre capacité à subjuguer votre auditoire.
  3. Pas seulement de la cohérence, mais aussi de la SYMPHONIE. Sous l’ère industrielle et l’ère de l’information, cohérence et spécialisation étaient nécessaires; Mais tandis que les tâches les plus routinières sont délocaliseés en Asie ou confiées aux logiciels, on redécouvre la valeur de ce que j’appelle « symphonie », à savoir la capacité à assembler différents éléments… pour en faire un tout saisissant.
  4. Pas seulement une logique, mais aussi de l’EMPATHIE. La pensée logique est une caractéristique de l’himme. Mais dans un monde dominé par l’information zet les outils analytiques avancés, la logique seule ne suffit plus.Ceux qui prospèreront se distingueront par leur capacité à comprendre les motifs profonds de leurs semblables, à lier connaissance et à prendre soin des autres.
  5. Pas seulement du sérieux, mais aussi du JEU. Les bénéfices du rire, de la gaieté, des jeux et de l’humour sur la vie professionnelle comme la santé sont prouvés. Bien entendu il y a un temps pour être sérieux. Mais trop de sobriété pour nuire à votre carrière et surtout à votre bien-être en général. Dans l’ére conceptuelle, au travail et dans la vie nous avons besoin de jouer.
  6. Pas seulement de l’accumulation, mais aussi du SENS. Nous vivons dans un monde où l’abondance matérielle nous a, ainsi que des millions de personnes, affranchis des luttes quotidiennes afin que nous poursuivions des désirs plus importants qui se nomment : sens de la vie, transcendance et épanouissement spirituel. »

« Le contraire de jouer n’est pas travailler. C’est déprimer. Jouer signifie s’extérioiriser, être volontaire, exulter, s’engager comme si l’on était sûr de son avenir. » Brian Sutton-Smith – Université de Pennsylvanie.

Par bonheur Daniel Pink nous réconforte en nous disant que les capacités High concept et High touch sont des attributs fondamentalement humains. Après tout nos ancêtres des cavernes racontaient des histoires, montraient de l’empathie, créaient et innovaient. Mais après quelques décénnies passées sous l’ère de l’information, ces muscles se sont atrophiés.

Alors, êtes-vous prêt à accepter le défi à leur redonner forme ?

Pour se faire Daniel Pink nous invite à travers de nombreux exercices, outils, et lectures complémentaires pour nous aider à développer autrement nos deux hémisphères du cerveau. Car si la maîtrise de l’ère conceptuelle est à la portée de tout le monde, ceux qui y parviendront les premiers prendront une bonne longueur d’avance… Alors commençons donc !

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